Le 11 septembre au soir, Cash Investigation a diffusé une émission sur France 2 : « Plastique, la grande intox », qui m’a de suite interpellé. Ce documentaire amène le téléspectateur à se rendre compte de la quantité de plastique fabriquée, utilisée et aussitôt jetée, alors que nous le fabriquons à partir de ressources rares, et qu’il est long et difficile de le recycler.

Car oui, jeter dans la mer est polluant mais surtout dangereux pour la vie marine, aussi bien pour les poissons que pour les oiseaux, mais aussi pour les humains, et qu’à cette envergure, d’ici 2050 il y aura plus de plastiques que de poissons dans nos océans. Tous ces déchets plastiques jetés, s’amassent depuis des années au point de trouver un « 7ème continent » dans le Pacifique qui fait 6 fois la taille de la France.

De plus, comme le dit Le Monde « L’émission montre comment les industriels préfèrent culpabiliser le consommateur, plutôt que remettre en question leurs modèles. » En effet, les plus gros producteurs de plastique préfèrent dénoncer celui qui jette le plastique, plutôt que celui qui le fabrique, pour ne pas se remettre en question.

Au moment où j’écris ces quelques lignes, plus de 10 tonnes de plastique sont fabriquées par seconde et la plupart ne pourront se dissoudre dans la nature que dans 1000 ans.

Et Welock dans tout ça ?

On nous a souvent demandé « Pourquoi vous ne faites pas vos stations de recharge en matière plastique, ça coûte moins cher à fabriquer et à expédier ? Vous en vendriez plus ! »

C’est justement dans un soucis écologique et environnemental qu’au moment de créer nos stations, nous avons préféré le métal au plastique. Nous avons dès le départ fait appel à un studio de design durable avec lequel nous avons pensé en amont toutes ces problématiques.

La tôle nous a paru rassurante pour le consommateur, robuste pour nos clients, et durable pour l’environnement car totalement recyclable. Contrairement au plastique qui est persistant !

En effet, nos stations de recharge pour smartphones sont totalement fabriquées en tôle. Ce matériau est une fine feuille de métal obtenue par laminage, il fait donc parti des matériaux les plus simples à recycler. Chaque métal est trié soigneusement, broyé puis laminé pour être nettoyé avant d’être fondu dans des fours à 1600°C.  Enfin, il est reconditionné sous forme de bobines, de barres ou de fils prêts à être réutilisés. Comme l’explique le site ConsoGlobe: « tous les métaux sont recyclables indéfiniment, à 100 %, et sans perdre leurs propriétés ».

Pour parer aux évolutions technologiques constantes qui pourraient rapidement rendre les stations de recharge bonnes pour les poubelles, les designers des consignes Welock ont prévu un système de câblage simple qui permet aux clients de changer uniquement les câbles sortis d’usage. Ainsi, nous avons été le premier fabriquant de stations de recharge pour smartphones à équiper son parc de câbles USB TYPE C.

Je pense qu’il incombe clairement aux entreprises de penser à leur impact environnemental et de revoir leurs offres produit. Il est temps de cesser de penser au profit, et de s’intéresser au monde que nous allons laisser à nos enfants. Notre manière de consommer doit radicalement changer, mais comment y arriver si nos infrastructures ne nous le permettent pas ?

Méryl LATOURNERIE