Une situation alarmante 

L’intégration du handicap, qu’il soit moteur ou mental, dans le monde du travail est une problématique majeure aujourd’hui. Et c’est d’autant plus vrai dans le privé où les personnes handicapées ne représentent que 3,4% de l’emploi direct en dépit du quota qui impose aux entreprises de plus de 19 salariés d’employer au moins 6% de personnes handicapées.

Dès lors, cette population est largement touché par le chômage. En effet, ils le sont deux fois plus que la moyenne nationale. Par ailleurs, ils sont bien conscient de la difficulté de trouver un travail à tel point que 23% d’entre eux se disent désespérés de retrouver un travail. L’emploi étant un vecteur majeur d’intégration dans nos sociétés actuelles, il est clair que cette situation constitue un véritable obstacle à leur insertion sociale. 

Il apparait aujourd’hui évident qu’il faut mener des politiques dites inclusives et non plus compensatoires. Comme le montre une étude de l’OCDE, il est nécessaire de mettre en place des stratégies gagnante-gagnante: en effet, embaucher davantage de personnes handicapées permet de lutter contre leur exclusion mais aussi d’améliorer la situation économique à long terme car cela augmente le nombre de personnes compétentes et qualifiées et diminue le nombre de personnes à aider financièrement.

Les ESAT, une alternative peu connue

La plupart des entreprises ont souvent du mal à s’adapter au quota des 6%. Cela nécessite d’adapter les lieux de travail, or la moitié ne sont toujours pas accessibles aux personnes en fauteuil roulant selon une étude de OpinionWay. Par ailleurs concernant les politiques d’insertion dans l’entreprise de personnes handicapées, on oublie trop souvent les handicapés mentaux au profit des handicapés moteurs.

Faire appel à un ESAT (établissements et service d’aide par le travail ) est une bonne solution permettant l’insertion de personnes handicapées dans le monde professionnel. Ce sont des établissements médico-sociaux de travail protégé. Les ESAT sont la plupart du temps gérés par des associations privées à but non lucratif. Ces lieux de travail sont accessibles aux fauteuils roulants, certains postes sont aménagés pour les mal-voyants et sont adaptés aux handicapés mentaux.
De plus, 95% des entreprises qui sous-traitent à ces établissements sont satisfaites du travail fourni!

Welock et l’ESAT

Depuis le départ, Welock a choisit d’assembler l’ensemble de ses stations de recharge pour smartphones dans des ESAT.

L’assemblage des consignes Welock sollicite des personnes en situation de handicap moteur mais aussi mental, et participe ainsi à la cohésion des équipes de salariés des ESAT partenaires.

Nominés pour le prix coup de coeur de la Nuit des RSE en 2016, Welock se réjouit de faire partie de cette aventure sociale et humaine importante pour les fondateurs.

 

Emmanuelle Fernandez.

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